**************************************************** BOUC BEL AIR (2001) 1. CHAQUE JOUR EST UNE VIE A quoi sert de bâtir des plans sur la comète ? Demain, demain, demain toujours remettre Horloges, pendules, chronomètres Jamais ne reculent, ne s'arrêtent Coups de cœur ou plaisirs fugaces Cueillir le bonheur quand il passe Croquer, croquer dans la pomme La dévorer tant qu'elle est bonne Chaque jour est une vie Chaque jour est une vie Pas une minute à perdre, Pas une seconde, chaque jour est une vie Chaque jour est une vie Chaque jour est une vie Voir du pays, courir le monde Chaque jour est une vie Puisque l'on s'en vient de nulle part Et que l'on s'en va on ne sait où 2. DE L'AMOUR DANS L'AIR Il fait aujourd'hui un temps épouvantable Du froid, du gris, pas une feuille sur les arbres Je marche dans Paris sans imperméable Mouillé, transi… La vie est formidable ! Rien n'est plus pareil, les choses et les gens A la fois idem et si différents Le goût des vacances, l'école buissonnière Retour à l'enfance… Il y a de l'amour dans l'air Il y a de l'amour dans l'air Il y a de l'amour dans l'air Ouvrir les persiennes, relever les stores La chaleur est telle dedans et dehors Le cœur à l'endroit, la tête à l'envers Le sourd entend, l'aveugle voit Il y a de l'amour dans l'air Il y a de l'amour dans l'air C'est beau comme la vie change du tout au tout Lorsque l'aile de l'ange vient se poser sur nous Il y a de l'amour dans l'air Il y a de l'amour dans l'air Il fait aujourd'hui un temps épouvantable, Du froid, du gris, pas une feuille sur les arbres, Je marche dans Paris sans imperméable Mouillé, transi… La vie est formidable De l'amour, de l'amour, de l'amour dans l'air Il y a de l'amour dans l'air… 3. MON MOI & MOI Depuis des lustres, je me traîne Ce rabat-joie schizophrène Apôtre de la raison Empêcheur de tourner en rond Un moraliste, un censeur Qui a le plaisir en horreur Pour moi qui pense le contraire La vie est un enfer Mon moi et moi C'est vraiment pas cool Pauvre de moi, des fois J'lui mettrais des coups de boule Sans arrêt à Me poser des questions qui m'embrouillent Comment, pourquoi ? Un vrai casse-couille Il dit que trop manger ça fait grossir Qu'à trop boire, trop fumer, on va prématurément vieillir Qu'il faut travailler pour réussir Quand je suis fatigué, il pousse des soupirs Jamais assez comme ci, jamais assez comme ça Reproches, réprimandes, en veux-tu ? en voilà ! Comment ai-je pu tomber sur ce malade mental Qui prend son pied à me traiter comme un animal Mon moi et moi C'est vraiment pas cool Pauvre de moi, des fois J'lui mettrais des coups de boule Sans arrêt à Me poser des questions qui m'embrouillent Comment, pourquoi ? Un vrai casse-couille Depuis le temps que je me tape Ce dangereux psychopathe Je ne me fais plus d'illusions Aucun espoir de guérison Mon moi et moi… 4. TRISTE ET MALHEUREUX COMME LA PIERRE Qu'est-ce qui t'arrive ? Qu'est-ce que tu fais ? Ca veut dire quoi ce mot sur l'oreiller ? Cette valise sur le canapé ? Qu'est-ce que tu crois, que je vais pleurer ? Non mais dis-moi à quoi tu t'attendais ? Est-ce que par hasard tu espérais Me voir m'rouler par terre Implorer Dieu et les saints de la terre Triste et malheureux comme la pierre ? Tu t'en vas, tu t'en vas Et alors, qu'est-ce que ça peut faire Moi, j'en ai rien à faire Tu t'en vas, tu t'en vas, Bon débarras, du vent, de l'air Et surtout t'attends pas à ce que je sois Triste et malheureux comme la pierre Une de perdue, dix de retrouvées T'inquiète surtout pas pour moi, tout baigne ! Ca ne me fait ni chaud ni froid si tu ne m'aimes Plus, du tout, jamais Il y en a facile quelques douzaines Qui n'attendaient que ça, aucun problème… Tu t'en vas, tu t'en vas Et alors, qu'est-ce que ça peut faire Moi, j'en ai rien à faire Tu t'en vas, tu t'en vas Bon débarras, du vent, de l'air Et surtout t'attends pas à ce que je sois Triste et malheureux comme la pierre Non mais tu m'vois m'rouler par terre ? Triste et malheureux comme la pierre… 5. MESDAMES MESDEMOISELLES Tous ces instants passés avec vous Le moindre de nos rendez-vous Cette complicité entre nous Ces confidences, ces mots doux Sans nos histoires d'amour et d'épiderme Le temps serait d'un lourd, la vie bien terne Qui console nos cœurs fragiles Quand tout ne tient plus qu'à un fil, Nous donne cette force tranquille Cette sensation juvénile D'être plus grand, plus fort, plus beau De voir les choses de bien plus haut Mesdames, Mesdemoiselles Si vous saviez comme on vous aime Sans vous nous ne serions à peine Que la moitié de nous-mêmes Rien que des cœurs artificiels Peaux de chagrin qui s'traînent Mesdames, Mesdemoiselles Comme on vous aime Mesdames, Mesdemoiselles Comme on vous aime Comme on vous aime Comme on vous aime Par les, par les temps qui courent Envie de vous parler d'amour D'écrire sur papier velours Des mots, des mots simples comme Bonjour Histoire de vous dire bien en face Que derrière soupirs et grimaces Mesdames, Mesdemoiselles Si vous saviez comme on vous aime Sans vous nous ne serions à peine Que la moitié de nous-mêmes Rien que des cœurs artificiels Peaux de chagrin qui s'traînent Mesdames, Mesdemoiselles Mesdames, Mesdemoiselles Comme on vous aime… 6. LES GENS Mettre le monde en statistiques Nouvelle maladie chronique Société passée à la loupe Que l'on décortique, qu'on découpe En catégories, pourcentages Frénésie, folie des sondages Humanité, mode d'emploi Graphiques, barèmes et quotas Ces bipèdes sans âmes, ni têtes Mangent par semaine neuf baguettes Se marient plutôt au printemps Procréent 1,7 enfants Les gens, les gens, comme ci comme ça Les gens, les gens, ceci cela Les gens, les gens, comment, pourquoi ? Les gens, les gens, et patati patata Les gens, les gens, c'est qui, c'est quoi ? Les gens, les gens, ni vous ni moi Du vent, du vent, rien que du blabla Les gens Moi, des gens j'en ai jamais vu Je n' connais que des individus Sur des visages, je mets des noms Je salue, j'embrasse, c'est selon… A ceux qui voudraient nous faire croire Qu'on est tous faits sur le même moule " Allez flâner sur les trottoirs y en a pas un qui a la même bouille ! " Les gens, les gens, comme ci comme ça Les gens, les gens, ceci cela Les gens, les gens, comment, pourquoi ? Les gens, les gens, et patati patata Les gens, les gens, c'est qui, c'est quoi ? Les gens, les gens, ni vous ni moi Du vent, du vent, rien que du blabla Les gens. 7. LIBRE COMME L'AIR Libre comme le vent Courant d'air Personne au-dessus ni derrière Coucher à la belle étoile Levé au soleil naissant Mettre les voiles Droit devant Exister, léger, légère Personne pour nous dire Que penser, quoi faire Libre comme l'air Libre comme l'air (x 8) Douceur, désir, bonheur, plaisir Rien que du meilleur à venir Traverser les murs, sauter les barrières Tenter l'aventure, partir en croisière Libre comme l'air Libre comme l'air (x 4) Comme le vent Courant d'air Personne au-dessus Libre comme l'air Exister, léger, légère Comme le vent Libre comme l'air Libre comme l'air (ad lib) Autant profiter sans retard De cette belle histoire de fous Comment conjuguer autrement Qu'ici, aujourd'hui, maintenant ? Refrain Bâtir des plans sur la comète Demain, demain, toujours remettre… 8. L'ENFANT QUI JOUE AU BALLON Y a des jours où l'on se sent tellement pas beau Abonnés absents, groggy, k.o. Envie de tourner la page Sables mouvants, marécages Comme si le monde entier nous faisait la gueule Abandonné, tellement tout seul Pour passer entre les gouttes Quitter cette mauvaise route Joue, joue, joue, poupées, chiffons Retrouver en nous, tout au fond L'enfant qui joue au ballon Rire pour un oui, pleurer pour un non Tout là-bas, là-bas derrière Quelque part bien moins terre à terre Pigeon vole et cerf-volant Revoir la vie comme avant Arrosez, arrosez de peur que ne se fane Ce jardin secret, petit coin d'âme Quand la vie nous fait faux-bond Chercher l'enfant au ballon Joue, joue, joue, poupées, chiffons Retrouver en nous, tout au fond L'enfant qui joue au ballon Rire pour un oui, pleurer pour un non Tout là-bas, là-bas derrière Quelque part bien moins terre à terre Pigeon vole et cerf-volant Revoir la vie comme avant Revoir la vie comme avant 9. COMBIEN Combien de temps nous faut-il encore Pour qu'enfin l'on comprenne Qu'on est tous tombés du même arbre Et qu'on finira tous pareils Combien de jours, combien de nuits Combien de fureur, combien de bruit Combien de femmes, combien d'hommes Hiver, printemps, été, automne Vont mordre encore la poussière Jeter des bouteilles à la mer Combien encore d'années-lumière Ces cris, ces cris dans le désert Combien d'aurores, de crépuscules Combien encore de révolutions de la lune Pour sortir de l'ombre, refaire le monde Changer le décor Combien de temps faut-il encore ? Combien ? Combien de temps ? Combien ? Combien de temps encore ? Combien de temps nous faut-il encore Pour qu'enfin l'on apprenne Qu'aussi bien dedans que dehors On est tous fabriqués pareils Du sang, de la peau et des os Mêmes sentiments derrière les mots Combien d'aurores, de crépuscules Combien encore de révolutions de la lune Pour sortir de l'ombre, refaire le monde Changer le décor Combien de temps faut-il encore Combien ? Combien de temps ? Combien ? Combien de temps encore ? 10. BABY SISTER Si tu savais, si tu savais Combien de fois j'en ai rêvé Si tu savais, si tu savais Comme je t'attendais Quel que soit l'endroit où j'allais La nuit, le jour, je te cherchais Si tu savais, si tu savais Comme tu m'as manqué Baby, baby, baby, baby Chanson pour l'âme sœur Baby, baby, baby Ma baby-sister Baby, baby, baby, baby Quelques mots en douceur Pour ma baby-sister Sur ma peau un parfum de femme Dans mon cœur, un supplément d'âme Et dans ma tête, évaporé Ce malheur de ne pas aimer Si tu savais, si tu savais Comme la terre s'est mise à trembler Comme le vent a tourné, tourné Comme tout a changé Baby, baby, baby, baby Chanson pour l'âme sœur Baby, baby, baby Ma baby-sister Baby, baby, baby, baby, baby Quelques mots en douceur Pour ma baby-sister Si tu savais, si tu savais Comme tu m'as manqué… 11. LA COMPLAINTE DU MAÎTRE NAGEUR C'est la grande invasion, la guéguerre des bouchons Pare-choc contre pare-choc et radiateur qui bout Voici venue l'époque des maillots de corps à trous Mobil home plein le camping Home sweet home, bison futile, Bébés, adolescents, adultes, troisième âge Tout le monde est content, avachi sur la plage Dégagez, dégagez, faites place aux touristes Laissez passer la horde des véliplanchistes Camarades autochtones, nous voilà condamnés A vivre deux bons mois en zone occupée C'est la complainte du maître-nageur Qui préfère à l'été et aux grosses chaleurs Bouillottes, édredons, pull-overs C'est la complainte du maître-nageur Qui n'aime que la pluie, le verglas, le tonnerre Ah vivement l'automne, vivement l'hiver ! Boudins, strings, ambre solaire Mecs à frime, slips-panthère Revenue la saison du barbecue géant Serrés comme des sardines sur mon beau sable blanc Au secours, au secours, une femme à la mer Hydrocution classique, fromage et dessert J'en ai vraiment ma claque de repêcher les poufs De sortir le zodiac, du bouche-à-bouche C'est la complainte du maître-nageur Qui préfère à l'été et aux chemises à fleurs Bouillottes, édredons, pull-overs C'est la complainte du maître-nageur Qui n'aime que la pluie, le verglas, le tonnerre Ah vivement l'automne, ah, vivement l'hiver ! Qui donc a inventé toutes ces lois débiles ? Congés payés, ponts imbéciles J'compte les jours, j'fais des croix sur les murs de ma chambre En attendant Septembre, Octobre, Novembre, Décembre Janvier, Février, mars, Avril, Mai, Juin ! Ah, vivement la quille ! C'est la complainte du maître-nageur… 12. UN PEU D'AMOUR Depuis le temps qu'on se connaît Que l'on se croise intimidés En coup de vent dans les couloirs Comment ça va ? Bonjour, bonsoir ! Depuis le temps qu'on se dit Vous Si l'on pensait un peu à nous Qu'on arrêtait les phrases creuses Et qu'on passait aux choses sérieuses Si l'on parlait un peu d'amour Si l'on s'en allait faire un tour Dans cet endroit bien plus glamour Où le cœur bat comme un tambour Depuis le temps qu'on se tourne autour Si l'on changeait l'ordre du jour Si l'on parlait un peu d'amour Un peu d'amour Avant d'être totalement gâteux Qu'est-ce qu'on attend pour être deux ? Depuis le temps qu'on se court après Qu'est-ce qu'on attend pour s'effleurer ? Si l'on parlait un peu d'amour Si l'on s'en allait faire un tour Dans cet endroit bien plus glamour Où le cœur bat comme un tambour Depuis le temps qu'on se tourne autour Si l'on changeait l'ordre du jour Si l'on parlait un peu d'amour Un peu d'amour… 13. COULE L'EAU Les gens s'en vont, les gens s'en viennent Certains s'endorment, d'autres se réveillent Lumières qui s'allument et s'éteignent Tous logés à la même enseigne Coule l'eau, coule l'eau Passent les saisons Coule l'eau, coule l'eau Trois p'tits tous et s'en vont Des images, des sons Des visages, des noms Orages et passions Coule l'eau Coule l'eau sous les ponts. Dans le creux de nos mains Quelques rides Lignes du destin Peur du vide Les arbres poussent Les feuilles tombent Sous la Grande Ourse Tourne le monde Coule l'eau, coule l'eau Passent les saisons Coule l'eau, coule l'eau Trois p'tits tours et s'en vont Des images, des sons, Des visages, des noms Orages et passions Coule l'eau Coule l'eau sous les ponts Des images, des sons Des visages, des noms Orages et passions Coule l'eau Coule l'eau sous les ponts. Coule l'eau, coule l'eau Coule l'eau sous les ponts. 14. BOUC BEL AIR Trois heures du matin, pas dormi de la nuit DS 21, quitter Paris Les cahiers au feu, les profs au milieu Trois mois de vacances, qui dit mieux ? Porte d'Orléans, Nationale 7 Au bout de 800 kilomètres Un bastidon sur la colline Les cigales en prime Bouc-Bel-Air, Bouc-Bel-Air Souvenirs d'enfance au paradis Bonheur, insouciance et fantaisie La belle vie ! Bouc-Bel-Air, Bouc-Bel-Air, Où que je sois, où que j'aille Grigri, talisman, bonne étoile Partout tu m'accompagnes Des bouts de carton dans les rayons des vélos Pour faire comme le bruit des motos Brasse papillon dans les piscines Glace aux calissons, grenadine Premiers cris du corps, cris du cœur Josette et ses taches de rousseur Combien d'images indélébiles D'instants rarissimes Bouc-Bel-Air, Bouc-Bel-Air, Souvenirs d'enfance au paradis Bonheur, insouciance et fantaisie La belle vie ! Bouc-Bel-Air, Bouc-Bel-Air, Où que je sois, où que j'aille Grigri, talisman, bonne étoile Partout tu m'accompagnes… **************************************************** REPONDEZ MOI (1997) 1. Bourreaux, victimes et spectateurs Approchez, approchez, Approchez, Messieurs-Dames, Je vais vous raconter l´histoire Du pouvoir et de l´argent sale. Côté jardin, propre sur lui, Bon père, bon fils et bon mari. Mais sous le costume de chez Dior, Se cache un boa constrictor. Qui, de son téléphone sans fil, Vous fomente une guerre civile. Marchand d´armes, syndicat du crime, Tapi au fond d´une limousine. Assassin aux couilles en or, Providence du croque-mort Ainsi va le monde, Messieurs-Dames. Voilà, voilà, comment il tourne. Du sang, de la boue et des larmes. Bourreaux, victimes et spectateurs. Bourreaux, victimes et spectateurs. Côté cour, voici la victime, Celui qu´on envoie au casse-pipe, Tester les nouveaux prototypes, Famille, Patrie, hip, hip, hip ! Ceux qui marchent pas dans la combine, Suicidés de dix coups de couteau. Grains de sable dans la grosse machine. Les Gandhi, Martin Luther King. Vous connaissez le vieux dicton : "Toujours les meilleurs qui s´en vont !" Ainsi va le monde, Messieurs-Dames. Voilà, voilà comment il tourne, Du sang, de la boue et des larmes. Argent, pouvoir, paquet d´embrouilles. L´animal tue pour se nourrir. L´homme, lui, c´est pour s´enrichir. Le son, l´image et la couleur, Bourreaux, victimes et spectateurs. Bourreaux, victimes et spectateurs. Bourreaux, victimes ! Fauteuils d´orchestre, balcon, parterre, Restent ceux qui passent au travers. Pour qui ça n´arrive qu´aux autres : J´y suis pour rien, c´est pas d´ma faute ! Entre impudeur et compassion, Haut-le-cœur et fascination. Ils regardent d´une oreille distraite Manipulateurs, marionnettes. Qu´est-ce que je peux faire ? J´sais pas quoi faire. Vivement la page publicitaire : Ainsi va le monde, Messieurs-Dames. Bourreaux, victimes et spectateurs. Voilà, voilà, comment il tourne, Bourreaux, victimes et spectateurs. Du sang, de la boue et des larmes. Bourreaux, victimes et spectateurs. Argent, pouvoir, paquet d´embrouilles. Bourreaux, victimes et spectateurs. Ainsi va le Monde ... 2. ICI Ici, la valeur d´un homme se mesure. Ici, à l´épaisseur de son portefeuille. Mais aussi, A la qualité du bois de son cercueil. Ici, nez à nez, face à face dans le métro, Ici, collés, serrés, presque peau contre peau Du bruit, Mais pas un sourire, pas un mot. Tout le monde le pense, Tout le monde le dit. C´est pas ça, c´est pas ça la vie ! Comme un oiseau dans sa cage, Tourne en rond, s´ennuie. En regardant vers le large. Tout comme vous, je pense Tout comme vous, je dis Qu´ici, c´est pas une vie. Ici, le sens des valeurs, C´est le sens des affaires Ici, la poche du cœur Est une poche revolver, Profit, carte de crédit ou galère Ici, appart´, voiture, bureau, appart´ Ici, suivre les flèches, Passer de boîte en boîte, Souris de laboratoire, automates. Tout le monde le pense, Tout le monde le dit. C´est pas ça, c´est pas ça la vie ! Comme si les livres d´images, Qu´on lisait petit. Ça n´était plus de notre âge. Tout comme vous, je pense, Tout comme vous, je dis Qu´ici, c´est pas une vie. Existe-t-il un autre endroit ? Quelque part tout là-bas, là-bas, Derrière la ligne d´horizon, Un lieu où la Terre se fond En poussières d´étoiles. Toute la ville en parle. Toute la ville en parle. Tout comme vous, je pense, Tout comme vous, je dis Qu´ici, c´est pas une vie. Qu´ici, c´est plus la vie. 3. Répondez moi Je vous aime tellement. Mais j´sais pas comment. Ni par quoi, ni par où commencer, Trouver les mots appropriés. Je vous attends Depuis si longtemps. Tellement d´amour à vous donner. Des nuits, des jours, L´éternité. Répondez-moi ! Est-ce que vous m´aimez aussi ? Rêvez-vous parfois, Comme moi, D´une autre vie ? Où vous et moi, On s´en irait loin d´ici. Si c´est un non, tant pis ! Mais si c´est un oui ... Avec vous, je suis comme, Un môme Pas plus haut que ses trois pommes. Je perds tous mes moyens Lorsque votre regard Croise le mien. J´en ai assez d´aller contre ma nature, Tergiverser, faire bonne figure. Répondez-moi ! Est-ce que vous m´aimez aussi ? Rêvez-vous parfois, Comme moi, D´une autre vie ? Où toi et moi On s´en irait loin d´ici. Si c´est un non, tant pis ! Mais si c´est un oui ... Répondez-moi ! 4. Croix de bois Croix de bois, croix de fer. Tu disais, j´passerai au travers. Ma bonne étoile me lâchera pas ! Pas moi ! Croix de bois, croix de fer, Si tu mens, je vais en enfer. Cette saloperie ne m´aura pas. Tope-là ! Un trou dans la Terre, Deux dates sur une pierre. Un moment d´oubli, Une seule fois suffit. C´est l´amour qui nous assassine Maintenant. Comme si la guerre, Comme si les crimes, N´étaient pas suffisants. Sans l´amour, que nous reste-t-il Maintenant ? Sans cet amour, Qu´on aimait tant, Qu´on aimait tant, Qu´on aimait tant, Qu´on aimait tant. Croix de bois, croix de fer. La trahison est sévère. Mourir d´amour aujourd´hui, C´est mourir pour la vie. Un trou dans la Terre, Deux dates sur une pierre. Un moment d´oubli, Une seule fois suffit. C´est l´amour qui nous assassine Maintenant. Comme si la guerre, Comme si les crimes, N´étaient pas suffisants. Sans l´amour, que nous reste-t-il Maintenant ? Sans cet amour, Qu´on aimait tant, Qu´on aimait tant, Qu´on aimait tant, Qu´on aimait tant. 5. Mourir Ce baobab colossal Ces rochers, cette montagne, Ces ruisseaux, ces rivières, Continents, Univers. Paraît que quand je s´rai plus là. La terre continuera à tourner, A tourner, à tourner sans moi Mortel comme ce fromage, Cette tranche de mortadelle. Une date de fraîcheur sur une boîte, 3 petits tours et patatrac ! Mortel ! Requiem, De Profundis, Au bord du précipice, Nez à nez, face à face, Avec Madame Grimace. Je négocierai mon transfert. Aujourd´hui, rien à faire. Dans quelques jours, peut-être, Mais je ne peux rien promett´, Repassez donc me voir un 30 Février. Ou la semaine des 4 jeudis. Si ça marche, tant mieux, Sinon, tant pis ! Mourir, vous voulez rire ? Moi feu de paille, vous plaisantez. Mourir, pousser mon dernier soupir, Moi, rendre l´âme. Ah, ça jamais ! Moi mourir, plutôt crever ! L´existence à perpétuité, Vieux papy tout froissé, Quasiment momifié, Est-ce que ça me plairait ? Feuilles de laitue sur une grillade, Un verre de citronnade, Un coup d´œil aux naïades, Mais défense d´y toucher ! A bien y réfléchir, J´préfère laisser tomber. Il faut bien que vieillesse se passe, Puisqu´il est dit que le show must Go on ! Pour rire, c´était pour rire, Histoire de dédramatiser. Mourir, j´veux bien mourir, Mais si l´on ne peut plus déconner. La vie serait d´un triste à pleurer, Mortel, à crever ! 6. Tu m´aimes plus Qu´est-ce que tu voudrais que je te dise ? Que sans toi, la vie sera belle. T´es là avec ta valise, A vouloir que je comprenne. Qu´est-ce que tu voudrais que je fasse ? Qu´est-ce que tu f´rais à ma place ? A part trouver ça dégueulasse ; Tu m´aimes plus, tu m´aimes plus ! L´un s´en va vers le Sud, Et l´autre reste au Nord. Tu m´aimes plus, tu m´aimes plus, Mais moi, je t´aime encore. Qui va veiller sur le cadavre ? Dériver comme une épave. S´endormir sur le téléphone, Ne plus ressembler à personne. Comme ces chiens en plein mois d´août, Largués sur un autoroute. Par des moins que rien, des jean-foutre. Tu m´aimes plus, tu m´aimes plus ! L´un s´en va vers le Sud, Et l´autre reste au Nord. Tu m´aimes plus, tu m´aimes plus, Mais moi, je t´aime encore. Qu´est-ce que tu voulais que je fasse ? Je ne suis pas à ta place. Mon seul tort, C´est que je t´aime encore. 7. Courir derrière Tu croises des gens qui dorment dehors, Sous des cartons d´emballage. En bas des hôtels tout confort. Gaz, électricité à tous les étages. Tu donnes des sous par ci, par là, Un emplâtre sur une jambe de bois. Tu voudrais faire plus, mais faire quoi ? A part de dire : Mais où va-t-on comme ça ? Courir derrière des bouts de papier. Quel gaspillage quand on y pense ! Perdre sa vie à la gagner, Courir en dépit du bons sens. Vendre ses nuits, vendre ses jours, Pour quelques francs bien trop lourds. Courir derrière des bouts de papier. A peine le temps d´exister. Courir derrière, courir derrière. Argent pourri jusqu´à la moelle. Quand est-ce que ce train déraille ? Comment faire un trou dans la toile Qu´a tissée cette mygale ? Mais encore trop de chiffres dans nos têtes, Encore trop de prix sur des tas d´étiquettes. Faire quelque chose mais faire quoi ? A part de dire : Mais où va-t-on comme ça ? Courir derrière des bouts de papier. Quel gaspillage quand on y pense ! Perdre sa vie à la gagner, Courir en dépit du bon sens. Vendre ses nuits, vendre ses jours, Pour quelques francs bien trop lourds. Courir derrière des bouts de papier. A peine le temps d´exister. Courir derrière, courir derrière. Des mailles, des mailles, encore des mailles, Pris dans la toile. Déraille, déraille, déraille, déraille, Quand est-ce que ce train déraille ? Courir derrière ... 8. Solitaire Dans un vase, des fleurs en papier, Des mégots dans un cendrier. A la pendule, l´heure arrêtée, Pour moins sentir le temps passer. Sur la table, un rond de serviette, Un couteau, un verre, une fourchette. Ce soir, il trinque comme d´habitude, A la santé de cette bonne vieille solitude. Solitaire, solitaire, Comme une pierre précieuse qui dort, Solitaire, solitaire, Au fond d´un coffre-fort. Solitaire, solitaire, Tuer le temps et le silence. Solitaire, solitaire, Meubler l´absence. Tous les 6 mois chez le docteur, Il se fait ausculter le cœur. Qui bat tout à fait correctement, Médicalement parlant. Mais au fond c´est une autre histoire, Toutes ces nuits blanches dans le noir, Ces matins blêmes dans ce lit à une place, Ça laisse des traces... Solitaire, solitaire, Comme une pierre précieuse qui dort, Solitaire, solitaire, Au fond d´un coffre-fort. Solitaire, solitaire, Tuer le temps et le silence. Solitaire, solitaire, Meubler l´absence. L´amour, l´amour, l´amour, quelle utopie ! Liberté, liberté, liberté chérie ! Mais au fond, c´est une autre histoire, Besoin de quelqu´un quelque part. Solitaire, solitaire, Comme une pierre précieuse qui dort, Solitaire, solitaire, Au fond d´un coffre-fort. Solitaire, solitaire, Tuer le temps et le silence. Solitaire, solitaire, Meubler l´absence. Solitaire ! 9. À part vous, à part vous Depuis qu´je vous connais, je ne dors plus. Nuit et jour, j´pense à vous, j´en peux plus. Depuis qu´on s´est croisé, votre image me hante. Ça ne peut plus durer, c´que vous êtes envahissante ! Quelque soit le sujet, le contexte. Dans mon café au lait, mes corn-flakes. Tout à l´heure au tabac, sur le grand boulevard, Vous n´y serez pas, mais moi, je vais vous y voir. Faut qu´vous fassiez quelque chose, sinon, Je me dirai morose : A quoi bon ? A quoi bon tout donner pour ne rien recevoir, Je ne suis pas un curé, ni un saint-bernard. A part vous, à part vous, la vie ne vaut pas un clou. A part vous, à part vous, rien ne tient debout. Tout est flou, tout est mou, Sens dessus, dessous. A part vous, à part vous, à part vous, à part vous ! Vous pouvez tâter mon pouls, Voyez comme il bat, comme il bout. Je suis à vos genoux, demandez-moi tout. Je vous voue, je l´avoue, Un amour un peu fou. A part vous, à part vous, à part vous ! Plus rien n´a aucun goût, A part vous. Si personne ne m´aime, autant en finir. D´un plongeon dans la Seine, j´irai nourrir, Tous ces pauvres poissons qui crèvent la dalle, Autant que quelqu´un profite de ce don d´organes. Fantôme, esprit frappeur, ectoplasme, J´reviendrai en douceur envahir la place. J´irai hanter vos rêves comme vous les miens, Des baisers sur vos lèvres et des jeux de main. Alors, vous vous direz : Comment ai-je été aussi bête, Pour passer à côté d´un tel mec ? En désespoir de cause, vous ouvrirez le gaz, Et avant que tout explose, Vous répéterez ces mêmes phrases : A part vous, à part vous, la vie ne vaut pas un clou... 10. Bidon de gas-oil L´enfer, l´enfer; cet effet de serre, Qui bon an mal an, Réchauffe un peu plus l´atmosphère. Arrière-petits-enfants, Chaud, chaud devant. Vous pourrez tomber la veste, Même à la St Sylvestre. Histoire d´arroseur arrosé, Qui nous fait de moins en moins rigoler. Car dans l´arrosoir, C´est la marée noire, Le cadeau empoisonné. Bidon de gas-oil, bidon de gas-oil, Diesel ou sans plomb, Indice d´octane. Dans les pharmacies, Ampoules, gélules, Homéopathie Pour bronchites et rhumes. Bidon de gas-oil, bidon de gas-oil. Les puits, les derricks, L´Arabie, c´est où dîtes ? Compter les pétrodollars, Raffiner l´or noir. Pétrole, Mazout, Roulent sur les routes. Coulent dans les pipe-lines, Jusqu´à nos capitales. Quadrature du cercle vicieux, Histoire du serpent qui se mord la queue. Dans dix ans à peine, Tout l´monde se promène Avec le masque à oxygène. Bidon de gas-oil, bidon de gas-oil, Diesel ou sans plomb, Chauffage central. Sur les vêtements, Les fruits, les légumes. Tuyaux d´échappement, Cheminées qui fument. Plus on en consomme, Plus ça nous consume. A croire que les hommes, C´est bien plus con qu´la lune... 11. Elle dort à l´ombre du tilleul Elle dort à l´ombre du tilleul, Son corps .caressé par les feuilles, Délicatement. Pour un arbre, que de sentiments ! C´est l´heure où les bêtes vont boire, Pourtant silence à l´abreuvoir. Pas un bruit à la basse-cour, Pour des chevaux, cochons, canards, Que d´amour ! Cette fille tout l´monde, Tout l´monde l´aime. Tout l´monde n´a d´yeux que pour elle. Minéral, végétal, animal, A plume ou à poil. Cette fille pour tout l´monde, Y´en a pas deux comme elle, Pas deux comme elle. Les aiguilles de la pendule Sont bloquées sur 4 heures moins une. Difficile à croire. Même le temps prend du retard. Et parmi tous ces amoureux transis, De l´infiniment grand au plus petit, A la place du roi, Devinez qui il y a ? Cette fille tout l´monde, Tout l´monde l´aime. Tout l´monde n´a d´yeux que pour elle. Minéral, végétal, animal, Avec ou sans âme. Cette fille pour tout l´monde, Y en a pas deux comme elle, Pas deux comme elle. **************************************************** Ces mots sont pour toi (1992) 1. Ces mots sont pour toi C'était une relation bizarre Toi et moi, on allait nulle part Une forme d'amour transitoire Tordu faussé dès le départ J'aurais aimé franchir le pas Te dire dans ma vie t'es chez toi Mais chat échaudé craint l'eau froide Ça n'aura été qu'une ballade Chat échaudé craint l'eau froide Ces mots sont pour toi Pour toi toute seule Chaleureux et glacés Comme le temps qu'il fait Ils sont pour toi Je te les donne Cadeau d'adieu écrit Sous le soleil d'automne On était comme deux funambules Entre le béton et la Lune Au moindre pas de travers On savait qu'on se retrouverait Le cœur par terre Quitte à ce qu'on se quitte un jour Quittons-nous tout de suite Restons aveugles et sourds Même si nos cœurs palpitent encore Ça aura été une belle ballade Mais chat échaudé craignait l'eau froide Ces mots sont pour toi Pour toi toute seule... Chaleureux et glacés Comme le temps qu'il fait Ils sont pour toi Je te les donne Cadeau d'adieu écrit Sous le soleil d'Automne Cadeau d'adieu écrit Sous le soleil d'Automne 2. C’est pas la nuit Je sors les bourgeois, Elle me dit : "Non, pas ce soir..." "Alors juste un petit câlin, ma chérie..." "J'suis trop crevée, éteins, je t'en prie !" Je vais m'écrouler dans l'salon, pas cool, J'allume la télévision. Les boules ! C'est l'heure du crime, journal de minuit, Le sida, la guerre et, en prime, une météo pourrie Décidément y'a des jours, C'est pas la nuit de l'amour. Décidément y'a des jours, Allez, j'vais faire un tour. Hep, taxi ! Buttes-Chaumont. Je vais boire un verre chez mon pote Joe, C'est le roi du Bourbon. A la place du mort, y'a un berger allemand, Et le chauffeur me dit : Avec les bicots, Faut-être prudent ! Décidément, y'a des jours, C'est pas la nuit de l'amour. Décidément, y'a des jours, Y'a des jours où faudrait rester couché Avec un écriteau sur la porte accroché : Surtout ne pas déranger, Laissez-moi rêver ! Barrage de police, Contrôle d'identité ! Présentez vos papiers. Monsieur l'agent, j'les ai oubliés. Me v'la en cabane. Allez, dis-nous où t'as mis la came. Non, non, mais vous plaisantez là, J'allais juste boire un verre de Bourbon, Chez mon pote Joe aux Buttes-Chaumont. Hé, tu veux jouer les rigolos, toi ? Tu nous prends pour des cons. Décidément, y'a des jours C'est pas la nuit de l'humour. Décidément y'a des jours... Je suis rentré tout chagrin, tout dégoûté, Quand elle m'a dit : "On se le fait c'câlin ?" J'ai crié "faut surtout pas me toucher ! Je t'en prie, laisse tomber." Décidément, y'a des jours, C'est pas la nuit de l'amour. Décidément, y'a des nuits Où c'est vraiment pas l'jour ! 3. Reality Show J'm'adresse à tous les charognards Qui tirent sur la corde sensible, Les chasseurs de sensationnel, Vautours de la télé-poubelle Qui mélangent dans le même shaker Juifs, skins, nazis, beurs Et vous secouent tout ça bien fort, Pour que l'audimat grimpe encore. Marchands d'émotions et de larmes, Minaudant entre deux réclames, Apitoiements de circonstance, L'oeil rivé sur l'indice d'audience. Reality-show, reality-show, J'entends déjà crier la foule : A mort, on veut du sang qui coule ! Reality-show, reality-show, Hémoglobine sur l'objectif, Fiction-réalité, kif-kif ! Reality-show, reality-show. Au jeu de l'arroseur arrosé, Un jour, vous serez dépassé. Une balle perdue, un coup de poignard, Viendront vous frapper par hasard. Quand vous tomberez les bras en croix, Mettez-vous bien face caméra, ça fera un score à tout casser, Ce qui s'appelle partir en beauté. Reality-show, reality-show, J'entends déjà crier la foule : A mort, on veut du sang qui coule ! Reality-show, reality-show, Hémoglobine sur l'objectif, Fiction-réalité, kif-kif! Reality-show, reality-show. 4. N'oublie pas la capote Tu t'fais tout p'tit, tout p'tit, tout p'ptit En entrant dans la pharmacie ; Y a une vieille dame avec son chien Qu'achète une bouteille de shampooing. Ils sont là, là, là devant toi, Osera ou n'osera pas ? Tu voulais des préservatifs, Tu demandes un tube de dentifrice. Faire l'amour, quoi de plus naturel ? Mais de nos jours, le septième ciel Est assombri par un virus, Joue pas à la roulette russe. N'oublie pas la capote Sinon tu clabotes ; Autres mœurs, autre époque, N'oublie pas la capote ! Sa majesté pontificale A déclaré l'port du latex Illicite, péché capital. Que peut-il bien savoir du sexe ? II a fait vœu de chasteté, Est donc à l'abri du danger ; Tandis qu'pour nous, pauvres pécheurs, C'est une question de vie ou de mort, Alors, même s'il n'est pas d'accord : N'oublie pas la capote Sinon tu clabotes ; Autres mœurs, autre époque, N'oublie pas la capote ! Si tu n'la mets pas, C'est comme si tu prenais un flingue, Que tu le pointais sur toi, Qu'tu pressais sur la gâchette, Pour te faire sauter, sauter, sauter, Sauter la tête. Sinon tu clabotes ; Autres mœurs, autre époque, N'oublie pas la capote ! N'oublie pas la capote Sinon tu clabotes ; Autres mœurs, autre époque, N'oublie pas la capote ! N'oublie pas la capote ! 5. Kwaï Je me souviens encore de ce cinéma Où j'ai vu pour la première fois, Dans sa version originale, Le pont de la rivière Kwai ; De ce colonel britannique Qui, sous les coups de crosse, Les coups de trique, Redressait la tête héroïque, De son courage fantastique. J'étais ressorti en sifflotant L'air du film, le cœur content, Je devais avoir dans les dix ans Et je me disais, innocent. Quand je serai grand, quand je serai costaud, J'irai casser la gueule aux salauds. Quand je serai plus haut que mes trois pommes, J'me coucherai jamais devant personne. Quand je serai grand, dur de dur, J'irai faire la chasse aux ordures. Quand j'aurai des gros biscotos, Quand je serai grand, je serai un héros. Hello, Hello, Hello, Hello ! Le soleil brillera! Hello, Hello, Hello ! Quand je serai grand, tout s'arrangera. J'ai revu le film hier soir, Version française, petit écran, Saucissonné par les pubards, Mal doublé, Et pourtant, Malgré l'image étriquée, Le Technicolor démodé, Lorsque le pont a explosé, J'ai pas pu m'empécher De chanter : Quand je serai grand, quand je serai costaud, J'irai casser la gueule aux salauds. Quand je serai plus haut que mes trois pommes, J'me coucherai jamais devant personne. Quand je serai grand, dur de dur, J'irai faire la chasse aux ordures. Quand j'aurai des gros biscotos, Quand je serai grand, je serai un héros. Hello, Hello, Hello, Hello ! Le soleil brillera ! Hello, Hello, Hello ! Quand je serai grand, tout s'arrangera. 6. Bleu blanc rouge On les croyait en chambre-forte, Condamnés éternellement ; Quelqu'un leur a ouvert la porte, Les revoilà tambour battant ! Ils sont des millions aujourd'hui, A crier bien haut et bien fort, Ce que des milliers, autrefois, Chuchotaient tout bas. Bleu-blanc-rouge, rien ne bouge, Noir sur blanc, tout fout le camp... Je donnerais n'importe quoi Pour que dans les dix ans qui viennent, Cette chanson nous fasse tous sourire, Qu'il soit encore temps de guérir. Car les revoilà parmi nous, Radio, télé, journaux, partout ! Bleu-blanc-rouge, rien ne bouge, Noir sur blanc, tout fout le camp... 7. Tout est possible Ecoute, écoute, écoute-moi, Ta vie, ta vie est entre tes doigts, Entre tes doigts, entre tes doigts. Ecoute, écoute, écoute ça, Après, t'en feras ce que tu voudras, Mais écoute-moi. Seize ans aujourd'hui, Devant toi, toute la vie ; Seize ans, et pourtant Tu dis qu'ton avenir C'est brouillard, Horizon tout noir, Entonnoir. Les donneurs de leçon, Casseurs d'illusions, Te disent : attention, Faut pas rêver, Tu pourras rien changer, A quoi bon ? Tout est possible... Si tu crois en toi, pas de limites, Abracadabra, ta vie sera magique Tout est possible... Ecoute, écoute, écoute ça, Après, t'en feras ce que tu voudras, Mais écoute-moi. Si tu passes à côté, Un jour ta vie d'aujourd'hui Te regardera en pensant Putain, quel gâchis ! On était si grands Et nous voilà tout rétrécis. Toi, tu lui répondras Va voir ailleurs, si j'y suis. Tout est possible.. Si tu crois en toi, pas de limites, Abracadabra, ta vie sera magique. Tout est possible... Seize ans aujourd'hui, Devant toi, toute ta vie. Tout est possible.. Si tu crois en toi pas de limites, Abracadabra, ta vie sera magique. Tout est possible.. Ecoute, écoute, écoute-moi, Ta vie, ta vie est entre tes doigts Entre tes doigts, entre tes doigts. Si tu crois en toi, pas de limites, Abracadabra, ta vie sera magique. Tout est possible... 8. Correspondance Je vous ai vue hier, je voudrais vous revoir, Rendez-vous à cinq heures au café des Remparts. Peut-être ce billet vous semblera bizarre, Peut-être viendrez-vous, peut-être est-il trop tard ? Danse, danse sur la correspondance, Danse, danse : musique et mots d'amour, Chante, chante l'universelle romance, La danse, danse assassine et velours. Je vous le dis tout net sous pli confidentiel, Je ne m'étais pas trompé : vous êtes tout ce que j'aime. Mon amour, mon amour, je veux d'autres nuits blanches, Ton présent, ton futur, tes soupirs, tes silences. Danse, danse sur la correspondance, Danse, danse : musique et mois d'amour, Chante, chante l'universelle romance, La danse, danse assassine et velours. Et puis le temps qui passe Et la vie qui nous presse ; L'habitude, cette garce, L'envie d'autres caresses. Aux maladies du cœur, II n'y a qu'un antidote : S'en aller voir ailleurs, Frapper à d'autres portes. Danse, danse sur la correspondance, Danse, danse : musique et mots d'amour, Chante, chante l'universelle romance, La danse, danse assassine et velours. Je l'ai écrit hier, je voudrais te revoir, Rendez-vous à cinq heures au café du Départ. Peut-être viendras-tu, peut-être est-il trop tard ? Ces trois mois pour conclure : ailleurs est illusoire ! Danse, danse sur ma correspondance, Danse, danse : musique et mots d'amour, Chante, chante l'universelle romance, La danse, danse assassine et velours. 9. Et ils attendent Ils mettent leurs cœurs à la consigne, Sous le panneau des départs, Dans du papier d'aluminium, Pour qu'ils s'abîment un minimum Et ils laissent la clef, bien en vue, Au cas où un autre cœur perdu Viendrait à passer par hasard, Changer le cours de l'histoire. Et ils attendent, attendent, attendent, Un signe, un mot, un geste tendre ; Pour un simple regard croisé, Une main frôlée, Ils frissonnent, Ces cœurs qui ne battent Plus pour personne. Papier journal ou Minitel, Offres exceptionnelles, Cœurs à prendre. Disponible de suite Pour cause situation critique. Cœurs à vendre ou cœur à louer, Occasions à ne pas manquer, Distribution, cadeau, gratuit, De tonnes d'amour inassouvi. Et us attendent, attendent, attendent. Un signe, un mot, un geste tendre ; Pour un simple regard croisé, Une main frôlée, Ils frissonnent, Ces cœurs qui ne battent Plus pour personne. Ces cœurs qui ne battent Plus pour personne. 10. Sale dimanche, putain d'amour 11. Youpi Même si c'est pas d'actualité, Que l'époque est à la morosité, Que tout le monde baigne dans la déprime Comme une sardine dans l'huile, II ne faut surtout pas compter Sur mézigue pour en rajouter ; Aucune envie de contribuer A tout ce spleen organisé. On perd un temps fou à se faire du souci, A se prendre la tête pour un non pour un oui, A gamberger, à s'arracher les tifs, Se lamenter, voir tout en négatif. Ouille, ouille, aïe, aie, aie ! La vie c'est duraille. Quand on se met ça dans la tête Ouille, ouille, aie, aie, aie ! L'ulcére nous guette. Ouille, ouille, aie, aie, aie ! La vie, quelle pagaille ! Heureusement a été inventée Une méthode lue et approuvée Par des des grands pontes, des sommités, Cette méthode s'appelle méthode Coué. Tous les matins devant la glace, Vous vous souriez bien en face, Tout en vous musclant les zygomatiques, Vous fredonnez ce petit air tonique : Youpi, tralala, la vie c'est extra ! Avec du soleil dans la tête, Youpi, tralala, la vie est une fête. Youpi, tralala, la vie c'est extra ! Quand nous serons dix pieds sous terre, Irremplaçables, mais au cimetière, II sera bien trop tard pour regretter De n'avoir pas suffisamment chanté : Youpi, tralala... 12. A tu et a toi Je lui téléphone d'une cabine, Prés du boulevard Montparnasse ; Paraît qu'c'est Ricardo Bofill Qu'a dessiné cette place. ça fait déjà un sacré bail Qu'on s'est dit bye-bye. Deux heures, pour certains, c'est presque rien, Mais pour nous, c'est deux heures de trop. Depuis qu'on est à tu et à toi, La moindre absence d'elle me tue. Depuis qu'elle et moi on est entre nous, Tout a changé du tout au tout. Depuis qu'on est à tu et à toi, Télépathie et patata. Depuis qu'on se dit tu, on se dit tout, Depuis que l'on est, elle et moi, Entre nous, A tu et à toi. Ce soir, on ira se faire une toile, Un film d'art et d'essai, Dans Télérama, quatre étoiles. J'vais sûrement m'emmerder, Je serais plutôt Schwarzenegger, Effets spéciaux, polar. Quelle importance, ça m'indifféré, Je tiendrai sa main dans le noir. Depuis qu'on est à tu et à toi, La moindre absence d'elle me tue. Depuis qu'elle et moi on est entre nous. Tout à changé du tout au tout. Depuis qu'on est à tu et à toi Télépathie et patata. Depuis qu'on se dit tu on se dit tout, Depuis que l'on est, elle et moi, Entre nous, A tu et à toi. Je lui téléphone d'une cabine, Prés du boulevard Montparnasse, Parait qu'c'est Ricardo Bofill Qu'a dessiné cette place. 13.  Les bras de la nuit Les bras de la nuit se sont refermés Sur moi, sur moi, Et je m'y blottis pour rêver De toi, de toi. C'est pas bien, c'est pas humain D'être si loin, si loin Alors, dans les bras de la nuit, Je m'enfuis d'ici. Je compte plus le nombre de kilomètres Que je parcours, En bateau, en train, en jet, Tu m'fais faire de ces aller-retour. Dès que je me réveille Je me dis : vivement qu'on se couche ! J'aime plus le soleil; J'préfère la Grande Ourse. J'aime plus l'été, J'aime plus les beaux jours, Car plus les jours sont longs, Moins j'vois mon amour. **************************************************** ZAP ZAP (1989) 1. Où Est-elle? Ecoute le téléphone qui sonne, Quelqu'un t'appelle, C'est peut-être elle. Tu feuillettes, tu feuillettes les magazines, Tu t'arrêtes, tu t'arrêtes sur la photo de cette fille, C'est peut-être elle. Y'a tellement d'amour à donner, donner, Tellement de désirs refoulés, bien cachés, Tellement de vide à combler. Tu te dis où est-elle ? Où se cache-t-elle ? Les nuits sans sommeil, tu cries, tu l'appelles, Au secours, combien de jours encore ? Combien de semaines, mais quand viendra-t-elle ? T'attends ton métro comme tous les soirs, Comme tous les soirs tu croises un regard, Va savoir, c'est peut-être lui. Y'a tellement d'amour à donner, donner, Tellement de désirs refoulés, bien cachés, Tellement de vide à combler. Tu te dis où est-t-il ? Où se cache t'il ? Les nuits sans sommeil, tu l'imagines Au secours, combien de jours encore ? Combien de semaines, mais quand viendra-t-il ? 2. Boogie-Woogie Overdose, overdose, de nos physionomies moroses, Dans le métro, dans les autos, Dans les bureaux, dans les bistrots, Tout l'monde se regarde sans jamais s'dire un mot. Waterloo, Waterloo, on est comme des Eskimos Sans manteau sur la banquise. On rêve des îles Marquises, Sombrero, mantilles, brasero qui pétille. Assez, ça suffit, y'en a marre, ras l'bol, pouce, stop, basta ! Un boogie-woogie, boogie-woogie Pour danser, chanter, tourner comme des toupies ; Un boogie-woogie, antineurasthénie, Plus besoin d'aller dans les pharmacies, Jetez aux orties, vos antipathies, Faites l'amnistie, ami-ami ! Un boogie-woogie, boogie-boogie-woogie, Qu'on porte des baskets ou des chaussures vernies, Un boogie-woogie, bonne humeur garantie Qu'on s'appelle Ginette ou bien Lady Di, Pour tous les matous, pour toutes les souris, Pour toutes les mousmés, tous les mamamouchis. Si comme je le suppose, vous craquez parfois à cause Du train-train de la vie : chinoiseries, agaceries, abrutis, Escroqueries, culs-bénis, planches pourries, Cochonneries, hiérarchie, perfidie, démagogie, interdits, Chicaneries, jalousies, mesquineries, saloperies. Assez, ça suffit, pouce, stop, basta ! Un boogie-woogie, boogie-boogie-woogie Pour danser, chanter, tourner comme des toupies ; Un boogie-woogie, antineurasthénie, Plus besoin d'aller dans les pharmacies, Jetez aux orties, vos antipathies, Faites l'amnistie, ami-ami ! Un boogie-woogie, boogie-boogie-woogie, Qu'on porte des baskets ou des chaussures vernies, Un boogie-woogie, bonne humeur garantie Qu'on s'appelle Ginette ou bien Lady Di, Pour tous les matous, pour toutes les souris, Pour toutes les mousmés, tous les mamamouchis. 3. Tout Ce Que J'ai En Rayon Gaufres, glaces, barbe à papa, Pourquoi tu viens pas t'servir chez moi ? Je fais juke-box et eskimos, Faut v'nir chez moi, y'a tout c'qui faut. Je te ferais tellement, tellement plaisir, Que ça te donnera l'envie de revenir, Pourquoi tu vas chez l'autre escroc ? Faut v'nir chez moi, c'est bien plus beau. Je te donnerais tout c'que j'ai en rayon, Quitte à me miner, à manger mon fonds. J'suis tout baba au rhum, tout chocolat, Prends ce que tu veux, tout est à toi. Pourquoi tu viens jamais m'voir ? Pourquoi tu veux rien savoir ? Pourquoi tu préfères la concurrence ? Pour toi, j'ouvrirais même le dimanche. M'adopter c'est me conserver, Si tu voulais, si tu voulais.. Je te donnerais tout c'que j'ai en rayon, Quitte à me ruiner, à manger mon fonds, Spots à la télé, messages à la radio, Jusqu'à coller des affiches dans l'métro. Je te donnerais tout c'que j'ai en rayon, Quitte à me ruiner, à manger mon fonds. J'suis tout baba au rhum, tout chocolat, Prends ce que tu veux, tout est à toi. J'me dis : faut garder l'espoir, J'me dis : va savoir ! 4. Comme Un Singe 5. Tapis Rouge C'est la mode des battants, des forts, Performants matamores, Golden-boy, Wall-Street killer, Nouveaux cow-boys, bizness boxeurs. Regards métalliques, griffes acérées, Rouleurs d'mécanique, rayeurs de parquet, Petits manitous dans la solitude des cimes, Boeing-palace, Palace-boeing. O.P.A. - coup de bourse - O.P.A... Tapis, tapis, tapis, tapis, tapis rouge, Si vous avez du parquet chez vous, Mettez des tapis partout, Tapis, tapis, tapis, tapis, tapis rouge, Ces petites bêtes, c'est fou, ça raye tout, Tapis, tapis, tapis, tapis, tapis rouge. N'oubliez pas le casque intégral, Le gilet pare-balles, Tapis, tapis, tapis, tapis, tapis rouge, Ces petites bêtes-là ça tire sur tout c'qui bouge, Tapis, tapis, tapis rouge. Alcooliques du pouvoir, Allumés du fric, Lève tôt, couche tard, Toujours sur le pont, Toujours sur brèche, Une seule obsession : la fraîche. O.P.A. - coup de bourse - O.P.A.. Tapis, tapis, tapis, tapis, tapis rouge, Si vous avez du parquet chez vous, Mettez des tapis partout, Tapis, tapis, tapis, tapis, tapis rouge, Ces petites bêtes, c'est fou, ça raye tout, Tapis, tapis, tapis, tapis, tapis rouge. N'oubliez pas le casque intégral, Le gilet pare-balles, Tapis, tapis, tapis, tapis, tapis rouge, Ces p'tites bêtes là, ça tire surtout c'qui bouge, Tapis, tapis, tapis, tapis, tapis rouge. 6. Rien Que Pour Toi Pourquoi le cacher plus longtemps, Dissimuler mes sentiments, Maquiller mon cœur, faire semblant. Et tant pis, si je tombe de haut, J'me jette à l'eau, j'me jette à l'eau. J'vais lui dire les mots Que je n'ai jamais dits à personne, A personne. Rien que pour toi, rien que pour toi, Je ferai n'importe quoi. Rien que pour toi, rien que pour toi, J'irai où tu diras. Je te veux toute, tout à moi, Rien que pour moi, rien que pour moi. Dans sa réponse, elle tient ma vie. Si elle dit non, c'en est fini ; Si elle est d'accord, qu'elle dit oui, Nous irons tous au paradis. Y'a comme de l'électricité dans l'air, Comme une vibration singulière, Elle me regarde, elle me sourit, Elle me prend la main et elle dit : Rien que pour toi, rien que pour toi, Je ferai n'importe quoi. Rien que pour toi, rien que pour toi, J'irai où tu diras. Je te veux tout, tout à moi, Rien que pour moi, rien que pour moi. 7. Zap-Zap Mon seul plaisir, mon seul vice, c'est de claper des images ; Elle est gourmande, ma télécommande, télé-téléphage, Cataclysme, catastrophe, KGB, cadavres au dessert, Cacao, camembert, cannellonis en boîte, des pâtes oui mais des pâtes ! Et je zappe, zappe, plus vite que mon ombre, Et je zappe, zappe, y'a qu'ça qui m'éclate, Et je zappe, zappe plus vite que mon ombre, Et je zappe, zappe, personne ne m'attrape. Religion cathodique, audiovisuel addict, Tout se mélange, tout se télescope, Images de bric et de broc. C'est la roue de la fortune, Télé-achat, soap-opéra, La vie de sainte Thérèse, tournez, tournez manèges, Intégristes, un film classé X, Vingt bâtons pour ce solex, charité-bizness. Et je zappe, zappe, plus vite que mon ombre, Et je zappe, zappe, y'a qu'ça qui m'éclate, Et je zappe, zappe, plus vite que mon ombre, Et je zappe, zappe, personne ne m'attrape. 8. Tous Besoin Une voyelle sans consonne, Une bière sans faux col, Un été sans bestioles, Un chanteur espagnol sans coraçon, Un hiver sans poudreuse, Un bar sans entraîneuse, La Belgique sans la Meuse, Le sac de pommes de terre sans l'éplucheuse. Quoi qu'on dise, quoi qu'on pense, D'où que l'on vienne ou que l'on aille, Quoi qu'on fasse, qui que l'on soit. Tous besoin de quelqu'un, quelque part, On n'est rien sans un auditoire. Tous besoin d'amour bénévole, On n'est rien sans personne. Tous besoin de sentir comme un écho, On n'est rien sans aller ego. Qu'on soit chose, animal ou homme, On n'est rien sans personne. Lagarde sans Michard, Roux sans Combaluzier, Comment le concevoir ? Comment l'imaginer ? Sèvres sans Babylone, Deutsch sans Grammophon, On est rien sans personne. Tous besoin de quelqu'un, quelque part On n'est rien sans un auditoire. Tous besoin d'amour bénévole, On n'est rien sans personne. Quoi qu'on dise, quoi qu'on pense, D'où que l'on vienne où que l'on aille, Quoi qu'on fasse, qui que l'on soit. 9. L'indien J'suis comme un indien qui pense à tous les siens, Parqués dans des réserves, Qu'on éteint et qui crèvent, Faut qu'ça s'arrête. Et je chante jusqu'à vous rendre sourds, La force de la vie, le pouvoir de l'amour. Le premier qui me dit que ça sert à rien Aura à faire à moi. Je chante... J'suis comme un indien sur le sentier d'la guerre, Pot de terre, pot de fer, Avec une idée en tête. J'ai qu'une idée en tête, Même si ça sert à rien, Si je perds mon temps : Utopie, illusion, moulin à vent... Moulin à vent. Je suis comme un Indien qui parle aux dieux du ciel : S'il vous plaît, donnez-nous un peu de soleil, Un peu de soleil Et je chante, jusqu'à vous rendre sourds, La force de la vie, le pouvoir de l'amour. Le premier qui me dit que ça sert à rien Aura à faire à lui, Foi d'Indien. Tous ces serpents qui sifflent au-dessus de nos têtes, Tous ces charlatans, tous ces malhonnêtes, Faut qu'ça s'arrête, faut qu'ça s'arrête. 10. Latin Lover On est tous un peu latin lovers Tino,Julio, bronzés crooners ; Elles ont toutes en elles une Marilyn, Dietrich Marlène, Hepbum Kathrine. On a tous au fond du cœur Cette brume de chaleur Qui vient caresser l'épaule des danseurs. Un bout de bois mort, une histoire sans suite, Qu'est-ce qu'un corps sans l'cœur qui palpite ? Un documentaire sans commentaire, Container frigorifique, Qu'est-ce qu'un corps sans l'coeur qui palpite ? Satellites, cap Canaveral, Plus on communique moins on s'parle Plus on avance, plus on est loin, On a du mal à s'faire du bien. Milliard de frangins de frangines, Voisines voisins, cousins cousines, Milliards d'orphelins, d'orphelines, Qui rêvent d'une vie moins imbécile Un bout de bois mort, une histoire sans suite, Qu'est-ce qu'un corps sans l'cœur qui palpite ? Un documentaire sans commentaire, Container frigorifique, Qu'est-ce qu'un corps sans l'cœur qui palpite ? Un bout de bois mort, une histoire sans suite, Qu'est-ce qu'un corps sans l'cœur qui palpite ? Un documentaire sans commentaire, Container frigorifique, Qu'est-ce qu'un corps sans l'cœur qui palpite ? 11. Qu'est-Ce Que C'est Que Ce Souk ? Tout s'détraque, tout s'déglingue, Y'a péril dans la carlingue, En Orient les moussons sont acides, Et en Occident, tout s'oxyde. Tout fout l'camp, tout s'barre en couilles, La météo qui perd la boule, Animaux, végétaux, minéraux, Tous dans l'même bateau, tout l'monde dérouille. Au nom de la technologie, D'la sacro-sainte économie, On a tout cassé, tout pourri. Qu'est-ce-que c'est qu'ce souk ? Qu'est-ce-que c'est qu'ce cirque ? L'hiver fait chaud, l'été fait froid, Y'a plus d'climat ! Qu'est-ce-que c'est qu'ce souk ? Qu'est-ce-que c'est qu'ce cirque ? Noël au balcon, Pâques aux tisons, Y'a plus de saison ! Kaputt la flore et la faune, Gros trous dans la couche d'ozone, Drôle de vent, bizarres courants d'air, Anticyclone, tremblements de terre. Savant Cosinus, professeur Nimbus, Va vous falloir beaucoup d'astuce Pour trouver la solution de ce rébus. Qu'est-ce-que c'est qu'ce souk ? Qu'est-ce-que c'est qu'ce cirque ? L'hiver fait chaud, l'été fait froid, Y'a plus d'climat ! Qu'est-ce-que c'est qu'ce souk ? Qu'est-ce-que c'est qu'ce cirque ? Noël au balcon, Pâques aux tisons, Y'a plus d'saison ! 12. Liberté Ecrire sur les murs ce que l'on pense, Graffiti-morsures, impertinences. Noircir du papier, sans qu'on vous poursuive, Bondir, exister et non pas survivre. Qu'on ait tort, qu'on ait raison, Pouvoir le dire haut et fort Sans craindre la prison Ni risquer la mort. Ooohhh!!! liberté chérie ! Ooohhh!!! liberté chérie ! Ooohhh!!! liberté chérie ! Ooohhh !!! liberté chérie ! Libre d'aller, de venir, De passer les frontières, De voyager, de bouger, de partir De faire le tour de la terre. Ni Dieu, ni maître, ni esclave de personne, Liberté, liberté pour tous les hommes. Pour calmer la blessure de l'impuissance Je fais des graffiti sur les murs d'intolérance. Ooohhh!!! liberté chérie ! Ooohhh!!! liberté chérie ! Ooohhh!!! liberté chérie ! Ooohhh !!! liberté chérie ! **************************************************** Bizar (1987) 1.Révolution Trafiquants d´armes, Tueurs de dames, Signal d´alarme, Prédiction. Grands monopoles, Trafiquants d´hommes, Ecoutez chanter l´oncle Tom, Attention. Quelque chose se passe Qui vous dépasse, Quelque chose d´étrange Et ça vous dérange. Vendeurs de came, Gros bonnets d´âne Ou homme de paille Répulsion. Armée des ombres, Crapules immondes, Poseurs de bombes, Explosion. Quelque chose se passe Qui vous dépasse, Quelque chose qui change Et ça vous dérange. Révolution dans les cœurs, Révolution à l´intérieur, Révolution sans douleur Tout en douceur, mais... Révolution. Mon général, Quatre étoiles, Médailles sur un épouvantail, Désertion. Trafiquants d´armes, Trafiquants d´hommes, Ecoutez chanter l´oncle Tom, Attention. Quelque chose se passe Qui vous dépasse, Quelque chose de pur Qui aura la vie dure. Révolution dans les cœurs, Révolution à l´intérieur, Révolution sans douleurs Tout en douceur, mais... Révolution. 2. Roulez jeunesse ( avec A. Souchon ) Roulez, roulez jeunesse A fond la caisse. Sur la voie express, Faites-vous des caresses. Donnez-vous des rendez-vous partout, Dans les champs, dans les choux, Dans les rues, sur les clous, L´amour un point c´est tout. Faites-vous des baisers tout de suite, Des serments sur le grand huit. Le temps passe à toute vitesse, Roulez jeunesse. Banana, touffu, tout fou, Iroquois, Abdominaux, bien dans sa peau, Bien dans ses sapes aussi, Banané par les années, Nettoyé, Vachement avachi, calvitie. Faut qu´ça godille, faut qu´ça bouge. Piste noire, piste rouge, Faut qu´ça balance, faut qu´ça tourne, Tchacapoum. Attention on devient vite un ex Tout mou comme du latex, Un vieux machin d´occase Tournez Teppaz. Banana, touffu, tout fou, Iroquois, Abdominaux, bien dans sa peau, Bien dans ses sapes aussi, Banané par les années, Nettoyé, Vachement avachi, calvitie. Il sera bien temps de vous étendre en Flash-backs Quand sera passé le temps des tendres Luna-parks. Roulez, roulez jeunesse, Banana... Roulez, roulez jeunesse, On devient vite un ex Banana... 3. Megalopolis J´habite une ville belle et triste, Mega-Megalopolis. Trottoirs bleu-pluie, chaussée qui glisse, Mega-Megalopolis. Cité-dortoir, cité poubelle, Nuit et brouillard, lumières artificielles, Dans nos intérieurs d´infinie solitude, On rêve d´ailleurs sous d´autres latitudes. J´habite une ville classée "X", Mega-Megalopolis. Usines à plaisir, boulevard du vice, Mega-Megalopolis. Revolver à la ceinture On va chercher l´aventure Dans les bars ou dans les bouges, Lanterne rouge. Enlever les bas résille, les talons aiguille, Embrasser la peau des filles, Danser avec elles, fumer l´opium, Sexe, drogue et rock´n roll. J´vous parle de ma vie ni belle ni triste à Mega-Megalopolis. 4. Sweet slow rock'n'roll Juste un anatole, Sweet slow rock´n roll, Un bonbon, une douceur Pour sirènes et baigneurs, Pédalos sur la mer, Chauds, chauds lolos à l´air, Dodo sous les parasols, Sweet slow rock´n roll. Juste un corps à corps Sur quelques accords, Aimez-vous tender, Sirènes et baigneurs, Peau contre peau, O sole mio, Joue contre joue, Il n´y a que vous, Only you. Amour et coquillages, Body building sur les plages, Badmington, volley-ball, Sweet slow rock´n roll. La voix du King dans les haut-parleurs, La pétanque, le pastis sous les platanes à six heures, Elvis ou Marcel Pagnol, C´est ça le sweet slow rock´n roll. Juste un corps à corps Sur quelques accords, Aimez vous tender, Sirènes et baigneurs, Peau contre peau, O sole mio, Joue contre joue, Il n´y a que vous, Only you. Juste un anatole, sweet slow, Sweet slow, sweet slow, Sweet slow rock´n roll. 5. l'A.B.C. de l'amour A : Arbalète en plein cœur, B : Bégayer de bonheur, C : Célibat oublié, D : Déambuler E : Heureux... F : Effacé le passé, G : Géranium en pot, H : Acheter des bouquets, I : Inonder de cadeaux. Et, sans en avoir l´air, Abaissez l´abat-jour En servant le thé, Enlevez lui le O. C´est l´ABC de l´amour, Le BA/ba de l´amour. J : Giboulée de mars, K : Calumet de la paix, L : Electricité, M : Aime-moi s´il te plaît. N : Haine, O : Horreur, P : Péril en la demeure... Q : Pour une histoire de... R : Erotique malentendu. On peut s´envoler dans les airs Ou bien tomber de O, Ou tout est O.K. ou t´es K.O. C´est l´ABC de l´amour, Le BA/ba de l´amour. S : Escarmouche finie, T : T´es l´amour de ma vie. U : Uppercut encaissé, V : Verroterie balayée W : comme dit Wc fields dans un film X : classé X, Y : mettez les points sur les Y grecs Z : pour pas devenir un Zéro. C´est l´ABC de l´amour, Le BA/ba de l´amour. 6. Piano voix Un vol d´hirondelle, Un bonbon au miel, Rien qu´un p´tit souvenir Pour quand ils seront grands, Qu´ils voudront partir Courir au-dessus des volcans, Juste un piano voix Pour Joe et Anna Sur un piano droit, Mon cœur a capella. Juste un piano voix Pour Joe et Anna Sur un piano droit, Mon cœur a capella, Juste un piano-lune Pour mes deux poids plume, Une chanson de papa Complètement gaga, Une berceuse nouvelle, Pyjama-dentelle. 7. Bizarre Bizarre, bizarre, J´ai toujours un malabar dans la poche. Bizarre, bizarre, Je fais le désespoir de mes proches. J´ai jamais pris les vieux au sérieux, Toujours trouvé les grandes personnes Plus ou moins connes. Bizarre, bizarre, mais trop tard. Les grands, quand ils font la guerre, Ils tombent par terre, panpan : t´es mort, C´est pas du bidon Et quand ils tapent dans un ballon Ovale ou rond, c´est pour du pognon. Hibou, chou, caillou, genou, Comment voulez-vous Que je trouve leurs joujoux à mon goût ? Hibou, chou, caillou, genou, Hurler avec les loups, Danser avec les fous, Je prends mes jambes à mon cou. Bizarre... Le chevalier Bayard, Sans peur et sans reproches, Il a la pétoche. Robinson sur son île organise des charters. Le Père Noël roule en limousine. Tout va de travers. Tous les zorros, les superman Sont aux abonnés absents. Parait qu´y a plus de pucelle à Orléans. Hibou, chou, caillou, genou, Rendez-moi ma nounou, Mon babar en caoutchouc Et mes roudoudous. Hibou, chou, caillou, genou, Hurler avec les loups, Danser avec les fous, Je prends mes jambes à mon cou. J´ai jamais voué un culte aux adultes, Toujours trouvé les grandes personnes Plus ou moins connes. Trop tard, trop tard, sans espoir. Bizarre, bizarre, J´ai toujours un malabar dans ma poche. 8. Poussière, poussière Qu´on soit star, Hollywood Boulevard Ou anonyme, Jamais pris dans les castings, Pauvre comme Job, Pain noir, bidonvilles Ou riche comme Crésus, Riviera, piscine, Qu´on soit né dans les choux ou dans les roses, Qu´on devienne quelqu´un ou pas grand-chose, Quatre planches et des clous, bois de sapin Ou tout en acajou doublé de satin, Poussière, poussière. On s´retrouve tout seul à la fin, Tout l´monde pareil, Devant le soleil qui s´éteint, A la même enseigne, tous les mêmes enfin. Qu´on soit black de peau, qu´on soit blanc, qu´on soit jaune Qu´on parle l´eskimo ou l´indien d´Amazone, Qu´on mange avec ses doigts ou avec une fourchette, Qu´on croie en Dieu, Bouddha, Mahomet, Quels que soient le langage, les coutumes, On est tous de passage, potentiellement posthumes, Poussière, poussière. On s´retrouve tout seul à la fin, Tout l´monde pareil, Devant le soleil qui s´éteint, A la même enseigne, tous les mêmes enfin. Dans ce monde sans âme Où l´homme est un loup pour l´homme, La seule égalité, la seule morale en somme, Poussière, poussière. On s´retrouve tout seul à la fin, Tout l´monde pareil, Devant le soleil qui s´éteint, A la même enseigne, tous les mêmes enfin. 9. Dingue , dingue Quand j´me lève, quand j´m´habille, Je pense, pense à cette fille. Quand l´téléphone sonne, je frissonne Et ça m´émotionne. Dedans, dehors, quand je rentre, Quand je sors, elle me dévore. Touché-coulé, rétamé, de la tête aux pieds, Complètement ensorcelé. J´suis dans la boîte, j´suis dans la boîte, Dingue de cette fille. Frissons et palpitations cardiaques, Dingue de cette fille. J´suis dans la boîte, j´suis dans la boîte, Dingue, dingue, dingue, dingue de cette fille. Appelez ça comme vous voulez : Coup de tête, coup de folie, Coup de foudre, coup de rein, coup de bambou, Vous pouvez m´crier "casse-cou". J´suis dans la boîte, j´suis dans la boîte, Dingue de cette fille. Pas besoin d´un aphrodisiaque, J´suis dingue de cette fille. J´suis dans la boîte, j´suis dans la boîte, Dingue de cette fille. Quand elle est là, j´ai les genoux qui claquent. Dingue, dingue, dingue, dingue de cette fille, Quand j´me lève, quand j´m´habille, Je pense, pense à cette fille. 10. Le gros blond J´regarde le gros blond à la télé Faire son ciné, Tout cravaté, tout oxygéné A l´heure de vérité, De dire toutes les conneries dont il a le secret Presque aussi grosses que lui, ça le fait transpirer. Chomage, famille, patrie, immigrés, Toujours la même chanson, refrain-couplet. Touche pas à mon pote ou la France aux Français, Dis-moi pour qui tu votes, je te dirai qui tu es. Touche pas à mon pote ou la France aux Français, Dis-moi pour qui tu votes, je te dirai qui tu es. Année 88, année politique, Année 88, année critique, Ouverture de la kermesse, Démago-blablabla, A chacun son slogan, Alors pourquoi pas moi ? Touche pas à mon pote ou la France aux Français, Dis-moi pour qui tu votes, je te dirai qui tu es. Touche pas à mon pote ou la France aux Français, Dis-moi pour qui tu votes, je te dirai qui tu es. 11. L'Amour Comme une étoile filante Qui brille et disparaît Au-dessus de la foule hurlante Qui voudrait l´attraper, Comme un oiseau migrateur Un jour ici, demain ailleurs, Grand voyageur. Il change les ombres en lumière, Transfigure le monde, Fait souffler le sirocco sur la terre, Vent chaud en plein hiver. Attention, c´est un courant d´air, Un jour ici, demain, mystère, Toujours en croisière. L´amour, l´amour, l´amour, l´amour, Tout l´monde en veut, tout l´monde en manque. L´amour, l´amour, l´amour, l´amour, Tout l´monde en parle, l´amour nous hante. L´amour, l´amour, l´amour, l´amour, On court, on court, on court toujours Après l´amour. Vous qui le cherchez matin et soir, Qui désespérez, Aujourd´hui, demain, Sachez que, tôt au tard, Vous le rencontrerez. Il repassera par ici Un jour ou l´autre, il l´a promis, Comme un ami. L´amour, l´amour, l´amour, l´amour, Ce sentiment qui nous rassemble, L´amour, l´amour, l´amour, l´amour, Collés l´un à l´autre, être ensemble, L´amour, l´amour, l´amour, l´amour, On court, on court, on court toujours Après l´amour. **************************************************** Anne, ma soeur anne (1985) 1. Anne, ma soeur anne Anne, ma soeur Anne, si j'te disais c'que j'vois v'nir Anne, ma soeur Anne, j'arrive pas à y croire C'est comme un cauchemar, sale cafard Anne, ma soeur Anne, En écrivant ton journal du fond de ton placard Anne, ma soeur Anne, Tu pensais qu'on n'oublierait jamais mais mauvaise mémoire Elle ressort de sa tanière la nazi-nostalgie Croix gammée, botte à clous, toute la panoplie Elle a pignon sur rue des adeptes, un parti La voilà revenue, l'historique hystérie Anne, ma soeur Anne, si j'te disais c'que j'entends Anne, ma soeur Anne, les mêmes discours Les mêmes slogans, les mêmes aboiements Anne, ma soeur Anne, J'aurais tant voulu te dire p'tite fille martyr Anne, ma soeur Anne, Tu peux dormir tranquille elle reviendra plus la vermine Mais, beaucoup d'indifférence, de patiences malvenues Pour ces anciens damnés au goût de déja vu Beaucoup trop d'indulgence, trop de bonnes manières Pour cette nazi-nostalgie qui ressort de sa tanière Comme hier Anne, ma soeur Anne, si j'te disais c'que j'vois v'nir Anne, ma soeur Anne, j'arrive pas à y croire C'est comme un cauchemar, sale cafard 2. Photos de plage Les plombs qui sautent, les réveils qui sonnent, Les baignoires qui fuient, la pluie qui cogne, Les embouteillages, les zéros de conduite, Les factures de gaz, la grippe asiatique... Chanson pour les crispés les tendus, Les angoissés, les "rien ne va plus", Laissez-vous aller, laissez-vous flotter, Faites une pause. Photos de plage... Pour trois minutes oubliez l'engrenage, Pensez à de belles images, photos de plage... Les news, leur sale blues, Stress du café des commerces, Les hommes politiques, Leurs mots-chocs, Leur tics, leur côté toc. Laissez-vous aller, laissez-vous flotter, Pensez à autre chose, Photos de plage... Plutôt que de prendre des trucs qui vous abrutissent, Des tranquilisants, des somnifs, Plutôt qu'cette pharmaceutique-névrose, Faites une pause. Photos de plage ... 3. Du mauvais cote  4. Qu'est-ce que j'vous sers?  5. Loin d'ici, bien ailleurs  6. Ce soir c'est noel Ce soir on s'embrasse, on s'aime, Le monde efface ses problèmes, Pour quelques heures on oublie tout, On met du bonheur partout. C'est comme une autre peau Sous un autre manteau Y'a comme un statu quo, ce soir Ce soir c'est Noël, tout le monde s'aime ce soir. C'est pas comme demain, c'est pas comme la veille. Ce soir c'est Noël, tout le monde s'aime ce soir. Instant irréel, la nuit parallèle, Drôle de phénomène, C'est pas comme demain, c'est pas comme la veille Ce soir c'est Noël. Comme une illusion un mirage, Comme un arrêt sur l'image, Il n'y aura que de bonnes nouvelles Au paradis artificiel, ce soir Et même si ce n'est qu'un cache misère Malgré le froid le plein hiver Y'a une chaleur particulière, ce soir. Ce soir c'est Noël, tout le monde s'aime ce soir. C'est pas comme demain, c'est pas comme la veille. Ce soir c'est Noël, tout le monde s'aime ce soir. Instant irréel, la nuit parallèle, Drôle de phénomène, C'est pas comme demain, c'est pas comme la veille Ce soir c'est Noël. 7. Taxi-boy 8. God save the swing **************************************************** Panique Organisée (1983) 1. Pouvoir pouvoir Conseil des ministres exceptionnel: Communiqué présidentiel Devant la presse audiovisuelles, Retransmission sur les trois chaînes. Mesdames, mesdemoiselles, messieurs, bonsoir! En direct à l'antenne ce soir, Après l'hymne national, Le président vous parle: Pouvoir, pouvoir, yé, yé! Moi plus en pouvoir, non, non! Protocole, honneur et gloire, yé, yé! Moi n'en plus pouvoir! Ministres, secrétaire d'état, Faudra vous débrouiller sans moi. Crise économique, déficits, Blocage des prix, pouvoir d'achat, Syndicat par ci, patrons par là, Embrouillaminis, casse-tête chinois; Et un sourire pour l'amérique, Et d'la pommade aux soviétiques, Sous-fifres, sbires, j'vous souhaite bien du plaisir. Pouvoir, pouvoir, yé, yé! Moi plus en pouvoir, non, non! Protocole, honneur et gloire, yé, yé! Moi n'en plus pouvoir! Je regarde vos mines pathétiques, Je vois bien ce que vous vous dites, Le président est au plus mal, Y'a-t'il un docteur dans la salle? Il ne faudrait pas vous méprendre, C'est pourtant facile à comprendre, La politique j'en ai ma claque, Que le grand cric me croque je craque J'mets la clé sous la porte, Que le diable m'emporte. Pouvoir, pouvoir, yé, yé! Moi plus en pouvoir, non, non! Protocole, honneur et gloire, yé, yé! Moi n'en plus pouvoir! 'mets la clé sous la porte, Que le diable m'emporte. 2. Dansez 3. Le chacha de l'insécurité Nous vivons des temps difficiles, Sous-marins nucléaires, bazookas, missiles Nous vivons dans des pays fragiles, Coïncés entre l'est et l'ouest Funambules sur des fils A éplucher les journaux du soir Le monde entier est un cauchemar Toutes ces angoisses qui nous contaminent Toutes ces menaces qui nous minent Toutes ces arlées de terre, de l'air de la marine Tous ces faits divers qui envahissent nos livings A écouter nos transistors Faudrait vivre dans des coffres-forts C'est le chacha de l'insécurité Le chachacha d'la panique organisée Chacha morose Chacha névrose On met des sirènes dans nos voitures Des chaïnes à nos serrures Des alarmes cachées sous nos tentures Des explosifs dans nos boites à chaussures Toute cette hystérie, tout ce stress Ca fait marcher le ptit commerce Y'en a qui louent des chines-loups Qu'achète des revolvers Qui voient des gangsters partout Y'en a qui s'prennent pour John Wayne Qui dégainent plus vite que dans les westerns A trop regarder la télévision Y'en a qu'ça rend de plus en plus con C'est le chacha de l'insécurité Le chachacha d'la panique organisée Chacha morose Chacha névrose On a l'humanisme facile On a la force tranquille On vend des armes à l'amérique latine Tout en dénonçant ses dictatures assassines Nous vivons le temps réaliste Des marchands de feux d'artifices C'est le chacha de l'insécurité Le chachacha d'la panique organisée Chacha morose Chacha névrose 4. C'est la nuit 5. Illusions perdues 6. LES ABSENTS ONT TOUJOURS TORT Tout passe, tout casse, tout lasse, tout s'efface T'aurais pu attendre que ton heure vienne Hier soir, t'es parti sans nous dire au revoir Je suis sûr qu't'as fait ça pour voir Si ça nous ferait de la peine Tout seuls, tout seuls, tu nous laisses tout seuls Sans une explication, Un mot griffoné sur une feuille, une raison KO, groggy, tu nous laisses ici Avec cette foule de questions Auxquelles, jamais, jamais, je crois, on ne répond Ainsi va la vie, ceux qui restent ont toujours raison Ainsi va la mort, les absents ont toujours tort... T'imagines pas le nombre de mots qu'il y'a Pour dire que t'es plus là D'conjuguaisons à l'imparfait, au Passé Souvenirs, souvenir, t'es plus qu'un souvenir Une photo dans un tiroir Un mal au coeur qui ne veut pas mourir dans ma mémoire Ainsi va la vie, ceux qui restent ont toujours raison Ainsi va la mort, les absents ont toujours tort... Tout passe, tout casse, tout lasse, tout s'efface T'aurais pu attendre que ton heure vienne Ainsi va la vie, ceux qui restent ont toujours raison Ainsi va la mort, les absents ont toujours tort... 7. Derrière les gens et les visages 8. Dans deux milles ans à la même heure Je m'adresse à vous, professionnels du froid Bâtisseurs d'igloos, esquimos, chocolat. Findus, vivagel, je voudrais qu'on m'hiberne Et j'voudrais qu'on congèle Tous les gens qu'j'aime. Car comme le dit si bien Hamlet, Avec une certaine indignation: "être ou ne pas être" telle est la question! Aaaah! dans deux mille ans à la même heure, Aaaah! mes amis, mes amours à tout à l'heure. Dans un grand dortoir de congélateurs, Chacun dans son tiroir, on attendrait l'heure. Plus boire plus fumer d'cigarettes, S'desintoxiquer l'corps et la tête. A moins cent degrés centigrades, Jamais stressé, ni malade! Aaaah! dans deux mille ans à la même heure, Aaaah! mes amis, mes amours à tout à l'heure. Et plus d'enfer et plus de paradis Deux ptits millénaires et c'est reparti. Etre squelette ou bien glaçon, Telle est la question! Aaaah! dans deux mille ans à la même heure, Aaaah! mes amis, mes amours à tout à l'heure. **************************************************** Ainsi Soit-il (1981) 1 . S.O.S Tout seul devant son transistor, comme tous les soirs, II écoute la voix qui vous sort du désespoir, Puis, il décroche son téléphone, Sept numéros pour avoir la parole ; ça sonne ! S.O.S., c'est l'histoire de quelqu'un, quelque part, S.O.S., qui cherche un peu d'amour, un peu d'espoir, S.O.S., parce qu'il est tout seul, tous les soirs. S.O.S., S.O.S., S.O.S.. A l'autre extrémité du fil, elle répond Tandis que joue sur la platine un accordéon. Exposez-moi votre problème, Je suis là pour soulager votre peine, Attention, après l'carillon, vous êtes à l'antenne. S.O.S., c'est l'histoire de quelqu'un, quelque part, S.O.S., qui cherche un peu d'amour, un peu d'espoir, S.O.S., parce qu'il est tout seul, tous les soirs. S.O.S., S.O.S., S.O.S... L'émission est finie, elle a raccroché. Le réalisateur lui dit : "ça s'est vraiment bien passé" , Et puis ils vont dîner en ville, Tandis qu'à l'autre bout du fil, Y'a quelqu'un qui n'est plus personne devant son téléphone. S.O.S., c'était l'histoire de quelqu'un, quelque part, S.O.S., qui cherchait un peu d'amour, un peu d'espoir, S.O.S., et qui se retrouve tout seul, comme tous les soirs. S.O.S., S.O.S., S.O.S... 2. CHANSON POUR UNE EMMERDEUSE Chanson pour une emmerdeuse, Chanson pour une poison, une odieuse, Chanson pour un sale caractère, légendaire. Chanson pour une versatile, Qui m'aime et puis qui m'abomine, Chanson pour une mauvaise humeur Que j'ai dans le coeur... Chanson qui sait pas sur quel pied danser Quand mademoiselle est mal lunée, Chanson-déclaration, chanson-tendresse, Pour une tigresse. Chanson pour une emmerdeuse, Chanson pour une poison, une odieuse, Chanson pour quelqu'un qu'j'adore A la vie, à la mort.. Chanson pour quelqu'un qu'j'adore A la vie, à la mort... 3.  LE ROCK DU ROCKING-CHAIR 4.  MA REINCARNATION Aujourd'hui, debout, Mais demain, tout au fond d'un trou, Sans la métempsychose, On s'rait pas grand'chose, Tcha-ga-da, on s'rait pas grand'chose. Sur mon devenir, ma réincarnation, Je tiens à définir, tchagada, ma position. Tchagada, ma position. J'veux pas m'réveiller un jour cochon, Me retrouver dans un pigeon, J'veux pas bêler comme un mouton, Ni glougouter comme un dindon. La solution la plus radicale, A ma réinsertion animale, C'est poisson tout au fond, tout au fond de l'eau, C'est poisson tout au fond, tout au fond de l'eau. De l'aube au crépuscule, Faire des bulles, tout au fond de l'eau ; Avoir des écailles, tchagada, nager dans l'corail, Tchagada, nager dans l'corail. Ressusciter dans les tropiques, Cachalot, poisson-moustique, Onduler sous des péninsules, Poisson-soleil ou poisson-lune, Par un beau matin vert émeraude, Se réveiller dans les mers chaudes, Tout au fond, tout au fond, tout au fond de l'eau. Requin par ci, dauphin par là, Ou poisson-scie ou poisson-chat, Raie électrique, barracuda, Poisson pacifique ou piranha, Gigantesque ou microscopique, Que mon come-back soit aquatique, Tout au fond, tout au fond, tout au fond de l'eau, Tout au fond, tout au fond, tout au fond de l'eau. Aujourd'hui, debout, mais demain tout au fond d'un trou, Sans imagination, tchagada, que deviendrait-on ? Tachagada, que deviendrait-on ? 5.  FONTANA 6.  AINSI-SOIT-IL ! Moteurs L'action se déroule dans ta ville Vue d'hélicoptère ou du haut d'un building Et puis la caméra zoome avant Jusqu'à ton appartement Ainsi soit-il Tel est le nom du film Comme il est dit dans l'scénario Gros plan de toi dans ton berceau Comme il est précisé dans le script Lumière tamisée flou artistique Ainsi soit-il Tel est le nom du film Sur la bande son les cloches qui sonnent Fondu enchaîné sur la cour d'une école Un lièvre une tortue ou trois mousquetaires Et plus tard Les Fleurs Du Mal de Charles Baudelaire Ainsi soit-il Tel est le nom du film Autre séquence autre scène Oui champ contre champ gros plan sur elle T'as raison y a qu'lamour qui vaille la peine Demande à l'éclairagiste qu'il éteigne Ainsi soit-il Tel est le nom du film Flash-back tu regardes en arrière Oui toutes les choses que t'as pas pu faire Tu voudrais disparaître dans l'rétroviseur Mais personne n'a jamais arrêté l'projecteur Ainsi soit-il Tel est le nom du film Travelling sur un corbillard qui passe Sans faire de bruit sans laisser de trace Un bébé qui pleure dans la maison d'en face Quand quelqu'un s'en va un autre prend sa place Ainsi soit-il Tel est le nom du film Alors la caméra zoome arrière Et tu r'montes dans l'hélicoptère 7.  COUPE, COUPE, TONTON-MACOUTE 8.  DANS LES JARDINS DE LA VILLA ROSE 9.  LES HORREURS DU MUSEE DES HORREURS 10. VOULEZ-VOUS DANSER AVEC MOI ? **************************************************** Egomane (1980) 1. Monsieur nitroglycérine 2. Vade retro satanas ! 3. EGOMANE Tout est sale, sale, sale, dans ton journal, Tellement sale qu'ça laisse des traces sur les doigts. Tout est moche, moche, Mais tu t'en laves les mains et tu les mets dans tes poches. ca vient d'si loin, loin, loin toutes ces images qu'on t'envoie, Toute cette misère par satellite. ça va mal, mal, mal, mais tu t'en fiches pas mal. Toi, toi, toi, tu penses qu'à toi, Je, je, je, tu sais dire que ça, T'es qu'un egomane, Un ego-egomane, Ego-ego-ego-egomane. Soeur Teresa-sa-sa, connais pas ! Calcutta, Calcutta, où c'est ça ? Tu fais des saunas, des régimes, Pour rentrer dans ton blue-jean, Pendant qu'là-bas-bas-bas, ça fait boum, Bazooka, mitraillette et balles dum-dum. Tu dis : tous des fanatiques, des maniaques, Ah ! quelle époque ! La politique, c'est vraiment pas mon truc ! Toi, toi, toi, tu penses qu'à toi, Je, je, je, tu sais dire que ça, T'es qu'un egomane, Un ego-egomane, Ego-ego-ego-egomane. Please, please, please, pourquoi tu m'vises ? Tu veux vraiment qu'j'culpabilise, Que j'fasse une crise, crise, crise, Et qu'j'termine en analyse, En analyse. J'suis comme tout l'monde, Un ego-egomane, Ego-ego-ego-egomane. Moi, moi, moi, moi, moi... Je, je, je, je... j'suis comme tout l'monde, Un egomane... 4. Danseur mondain 5. Danseur mondain (instrumental) 6. Machine 7. Si elle t'appelle ... 8. Oukélé ! 9. Tout doux 10. Cocotiers bananiers **************************************************** Papillon La vie c'est comme les papillons, D'abord chenille dans son cocon, Et puis un beau jour sortir du coton, Se retrouver en plein soleil, Bâiller en déployant ses ailes, Et s'envoler Comme les papillons. Trois petits tours et puis partir, Car papillon jamais revenir. Papillon du jour, toujours l'amour, Papillon du soir, toujours mouchoir. Papillon du jour, toujours l'amour, Papillon du soir, mouchoir. Les hommes tout comme les papillons, D'abord pleurer dans les jupons Et puis un jour quitter la maison, Voler de balcons en jardins, Planer de bonheur en chagrin. Papillon du jour, toujours l'amour, Papillon du soir, toujours mouchoir. Papillon du jour, toujours l'amour, Papillon du soir, mouchoir. Papillon du jour, toujours l'amour. Papillon du soir, toujours mouchoir. Papillon du jour, toujours l'amour, Papillon du soir, bonsoir. **************************************************** T'AS BEAU PAS ETRE BEAU Intro : ...FA#...SI7...MI ...FA#...SI7...MI ...FA#...SI7...MI ...FA#...SI7...MI .MI................................SI7 Y'a des colorants pas marrants .MI....................................SI7 Du mazout dans les océans .LA..............................................MI Des trucs bizarres dans nos assiettes FA#...SI7...............MI Pauvres beefsteaks...SI7 .MI..............................................SI7 La p'tite Juliette et son Romeo .MI................................................SI7 Tournent a poil dans les films pornos .LA................................................MI Y'a pas plus d'amour sur pellicule .FA#.........................SI7 Que d'fleurs sur le bitume....MI....SI7 .MI.............................................FA#.............SI7 T'as beau pas etre beau oh oh oh oh ..............................MI.............DO# Monde cinglé éh éh éh éh .............................FA#........................SI7 J't'ai dans la peau oh oh oh oh oh J't'aime t'aime t'aime....MI....SI7 Y'en a qui dégainent leur pétard Pour une poignée de dollars Y'a des bombes A et des bombes H Qui jouent a cache-cache Y'a l'KGB y'a la CIA Le gros Idi Amin Dada oh oh Du sang a la une des gazettes Pauvre planete T'as beau pas etre beau oh oh oh oh Monde cinglé éh éh éh éh J't'ai dans la peau oh oh oh oh oh J't'aime t'aime t'aime....MI. ....................................................................FA#..... .....SI7.............MI. Faut dire qu'il y a quand meme j't'aime j't'aime j't'aime ........................................................FA#..........SI7.... .........MI Des mecs qu'ont du soleil j't'aime j't'aime j't'aime .............................FA#..........SI7.............MI Dans la tete j't'aime j't'aime j't'aime ...................................FA#..........SI7.............MI Sur ma planete j't'aime j't'aime j't'aime .........................................................FA#..........SI7... ..........MI Des mecs qui pensent pas j't'aime j't'aime j't'aime ..........................................................FA#..........SI7.. ...........MI Que c'est chacun pour soi j't'aime j't'aime j't'aime ..................................................FA#..........SI7.......... ...MI Qui se tendent les bras j't'aime j't'aime j't'aime ............................................FA#..........SI7.............MI Sur ma terre a moi j't'aime j't'aime j't'aime .DO#...FA#...SI7...MI T'as beau pas etre beau oh oh oh oh Monde cinglé éh éh éh éh J't'ai dans la peau oh oh oh oh oh J't'aime t'aime t'aime T'as beau pas etre beau oh oh oh oh Monde cinglé éh éh éh éh J't'ai dans la peau oh oh oh oh oh J't'aime t'aime t'aime .DO#...FA#...SI7...MI T'as beau pas etre beau oh oh oh oh Monde cinglé éh éh éh éh J't'ai dans la peau oh oh oh oh oh J't'aime t'aime t'aime T'as beau pas etre beau oh oh oh oh Monde cinglé éh éh éh éh J't'ai dans la peau oh oh oh oh oh J't'aime t'aime t'aime .DO#...FA#...SI7...MI **************************************************** La belle J'préfère mourir en buvant la tasse Que de finir à Alcatraz, Me faire bouffer par les requins Que d'être mordu par leurs chiens. Pour qui ne connaît que la brasse New York c'est pas la porte en face, Ni l'océan un promenoir. Mais tant qu'y a de la vie Y'a de l'espoir. Je me suis fait la belle, Je me suis fait la belle, Je me suis fait la belle. Je me souviens de mon enfance, Loin d'Alcatraz et des potences, Et je chante en faisant la planche Au milieu de la mer immense. Je m'souviens que quand j'étais gosse, J'mettais des pièces dans les juke-boxes Et j'écoutais du rock'n'roll Plutôt que d'aller à l'école. Je me faisais la belle, Je me faisais la belle, Je me faisais la belle. Et si un jour j'arrive au port, Si ce jour là j'respir'encor', J'irai couvrir de baisers La statue de la liberté. Je me suis fait la belle... **************************************************** Le jeu de l'oie (1975) 1. Jackpote 2. Le fou heureux 3. En 24 images/secondes 4. Saint-Pierre 5. La fille que j'aime 6. Bébé-arrrreuhhh 7. Y'a pas loin 8. King Kong 9. Madame la fée 10. Vive nous **************************************************** Nous sommes des clowns (1974) 1. Nous sommes des clowns 2. Maman 3. Vitrier 4. Vivre de mes souvenirs 5. ié souis un fou dou fandango 6. Tabou 7. Matthieu Mogodo 8. La mouche et l'hippopotame 9. Tout nu tout nu (instrumental) 10. Vampyr 11. HOLD UP 9 h 05 On est entré dans la banque Attention, c'est un hold-up. 9 h 06 Ventre-à-terre et fermez-la. On entend voler les mouches. Et je vois ma mort... 9 h 07 On avance vers le guichet : La combinaison du coffre, vite ! 9 h 08 Je vous jure, j'la connais pas. Dédé sort son attirail. Et je vois ma mort.. 9 h 09 La serrure vient de céder, Dédé tourne la poignée. 9 h 10 Ça fait un boucan du diable. Remballez, les gars, on s'tire. Et je vois ma mort.. 9 h 11 Toutes les portes sont bloquées, Ya des flics plein la rue. 9 h 12 Vous feriez mieux de vous rendre. On préfère plutôt crever. Et je vois ma mort.. 9 h 13 Ça déchire le silence, Ça me frappe en pleine tempe, Je tombe sur mes genoux... Ç'aurait pu être un beau coup. Et je vois ma mort sourire Et je la vois m'emmener. 12. Idiot 13. Béat-ba 14. Et je la vois m'emmener (instrumental) 15. Zezette , Gazelle , Loulou ,Mimiche 16. Chasseur , chassé 17. Tarzan de la jungle 18. Ritournelle 19. Heureusement dans mon royaume